Cyclovoyage 2

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lundi, juillet 12 2010

Phnom Penh - Siem Reap - Stung Steng - Pakse - Vientianne - Luang Prabang - Dien Bien Phu - Hanoi - Hallong - Haiphong - Hué - Danang - Hoi An

Version française (English version available after the french version)

La route de Phnom Penh à Siem Reap est facile, la seul difficulté est la chaleur.
Je rencontre Hiroshi, un Japonais en route pour un grand voyage à vélo et quel coïncidence, il connait Sato, le cycliste japonais avec qui j'ai voyagé en Iran. Nous roulons un jour ensemble et visitons les temples d'Angkor ensemble.
Il y a de nombreux temples sur un territoire assez grand. Il y en a des grands, des petits, en ruines et d'autres relativement bien conservés. Nous en visitons quelques uns, mais pas tous : ca prendrait trop de temps.
De Siem Reap, j'ai rejoint Stung Steng par des « pistes » dans la forêt. Très difficile de voyager à vélo par ici : pas d'indication des directions, pistes en très mauvais état qui m'oblige à marcher et pousser le vélo. C'est particulièrement difficile dans le sable où mes roues de vélo, malgré une des plus grosses largeurs de pneus disponibles, sont trop fines et s'enfoncent. Il est impossible de reconnaître la piste d'un sentier agricole ou forestier, surtout que parfois elles sont en meilleur état que la piste elle-même. Et mieux vaut ne pas trop compter sur les informations des locaux qui sont la plupart du temps fausses, même avec des gens parlant un peu anglais. Les gens ne savent pas lire une carte et n'ont aucune idée des distances. Heureusement, j'avais mon GPS, quasi indispensable pour voyager ici à mon avis. La chaleur complique encore les choses, les 40 degrés sont dépassés tous les jours.
Les gens ne sont pas toujours aidant ou honnête, ce qui m'étonne un peu, pour une zone aussi reculée : on me vole mon couteau de poche pendant que je mange, dans les gargotes on refuse parfois de me servir parce que j'arrive un peu tard, on me demande de l'argent pour m'indiquer la direction … Heureusement, ce n'est pas une généralité : on m'a aussi invité à diner, à dormir dans le village, et aussi massé en fin de journée alors que je faisais crampe sur crampe après une difficile journée.
Stung Steng est une capital régionnale au bord du Mékong. Ce qui me frappe ici, pour une ville aussi grande, c'est la quasi absence de réfrigérateur et congélateur, alors qu'au Laos, de nombreuses supérettes ont leur réfrigérateur. Pourtant, on y voit quelques luxueux 4x4, mais les priorités d'achat semblent être différentes ici. Pour les boissons, ils utilisent de grandes glacières où ils mettent de la glace, mais je n'ai pas trouvé de crèmes glacées ou produits laitiers...
Au Cambodge, j'ai vu pas mal de villages sans électricité. Les maisons sont souvent équipées de batteries, et une boutique dans le village s'occupe du rechargement avec un groupe électrogène.
Niveau nourriture, il y a de très bon restaurants dans les grandes villes, mais dans les petites villes et villages la qualité est très variable. Ca peut être assez mauvais par endroits, notamment dans les villages du nord est.
Au Cambodge, en dehors des hôtels, je dormais souvent sur des terraces avec toits. Je me contente de mon sac à viande en soie pour me protéger des moustiques. Même la nuit, il fait trop chaud ici.

Je continue ma route vers le Laos, visite l'île de Don Khong, passe par Pakse et fait une boucle sur le plateau de Bollovien. C'est un lieu plein de chutes d'eau de forếts et de cultures de café. La température à plus de 1000 mètres d'altitude est bien plus agréable et les paysages sont magnifiques. Je suis surpris de voir autant de choux ici. C'est de loin le premier légume consommé. La soupe est en général servie avec un quart de choux cru.
De retour à Paksé, je prends un bus pour Vientianne : il n'y a pas vraiment d'autre route que la route principale et je préfére voyager dans les montagnes du nord. Vientianne est une petite ville, très calme pour une capital d'un pays, mais tout de même assez cosmopolite : de nombreux étrangers vivent ici. Je suis surpris par les prix, qui sont assez élevés. Le Laos a la réputation d'être un pays ultra bon marché. Pour moi, et pas mal d'autres voyageurs rencontrés, ce n'est plus le cas. C'est plus cher que le Vietnam et aussi paraît-il que la Thailande.
De Vientianne, je prends la route vers Luang Prabang. Les paysages sont magnifiques. La route est fatiguante car la dénivelée est importante. Luang Prabang est une petite ville de 70000 habitants située sur une presqu'ile entre le mékong et le Nam Khan. De très nombreux temples se trouvent là. C'est la première destination touristique du pays.
De Luang Pradang je continue vers le nord à travers des paysages montagneux et me dirige vers vers le nord ouest du Vietnam. Une portion de la route est en construction. Avec la pluie, il y a de la boue et les roues sont bloquées par les gardes boue, toute la transmission est sali par la boue et mon vélo grince de partout. Je regrette de ne pas avoir pris un vélo avec transmission Rohloff.
Au Laos, dans les zones où je suis passé, quasi tous les villages même en montagne ont l'électricité et la télévision par satellite est fréquente. L'eau courante par contre est encore rare. Globalement, à part certains villages de minorités ethniques, les gens semblent avoir plus de confort que au Cambodge. Les minorités ethniques vivent souvent en montagne ou dans des zones reculées et ont gardé un mode de vie plus simple. Les femmes portent encore fréquemment la tenue traditionnelle.
Je trouve que la nourriture au Laos est monotone : dans les villages en général, il n'y a qu'un seul plat de disponible : une soupe de nouilles (un peu comme le phoh vietnamien, mais souvent en un peu moins bon). Dans les plus gros restaurants, il y a un peu plus de choix, mais le tour des plats est vite fait. On est très loin de la diversité de la cuisinne chinoise ou européenne et même des pays voisins comme le Vietnam, la Thailande et dans une moindre mesure le Cambodge. Au Laos, en dehors des hotels, je campe ou dort sous des abris dans les champs. J'ai aussi dormi près d'une cascade, un site parfait. Il faut juste partir avant que le bureau de vente du ticket d'entrée ouvre., mais en soirée, le site est désert et gratuit.
Du Laos, je retourne au Vietnam, passe par Dien Bien Phu (Cette ville est célèbre pour la défaite des troupes françaises en 1954.), puis Hanoi. Je passe encore par quelques zones montagneuses. La montagne est fatiguante, mais on est récompensé par les jolies paysages. De Hanoi, je roule vers Hallong, où je visite la baie puis roule vers le sud direction Hué, Danang puis Hội An.
Je rencontre un cycliste vietnamien qui roule du nord au sud Vietnam. Nous faisons un petit bout de chemin ensemble, mais il parle mal anglais et nous nous séparons.
A Hué, ancienne capitale impérial du Vietnam, je visite la citadelle ainsi que quelques tombeaux de roi s vietnamiens de la dynastie des Nguyen qui firent construire de leurs vivant leur tombes. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils l'ont pas fait dans la simplicité. Ce sont de véritables palais avec temple, jardins, étangs, villas sur plusieurs hectares. On est très loin de la simplicité recommandée par le bouddhisme ou le taoïsme.
Par rapport au Cambodge et au Laos, j'ai plus de mal à trouver des boissons fraiches qui me conviennent. Les cafés et mini-market sont pourtant nombreux et souvent équipé de réfrigérateur ou glacière mais il y a peu de choix et les vendeurs ne se préoccupent pas du réapprovisionnement du réfrigérateur, qui reste souvent quasiment vide. Même après avoir constaté avec moi le manque ou l'absence de boisson au frais, rien est fait, et le vendeur laisse les boissons au chaud et retourne s'assoir ou se coucher. Je ne comprends pas cette paresse car la concurrence est forte et le revenu faible.
Le Vietnam a une densité de population beaucoup plus élevée que le Cambodge ou le Laos et pour le moment je dors toujours dans des hotels, à part une nuit chez l'habitant, que j'ai passé avec le cycliste vietnamien.

Je vais maintenant faire un tour vers le haut plateau, puis direction Nha Trang, Dalat et Ho Chi Minh ville


English version

The road from Phnom Penh to Siem Reap is easy. The only problem is the heat.
I met Hiroshi, a japanese guy on the road for a big bike trip. What a coincidence, he knows Sato, the japanese cyclist with whom I traveled in Iran. We cycle one day together and visit the angkor temples together.
There are many temples on a fairly large territories. There are large temples, small temples, in ruins and other relatively well preserved. We visit some one, but not all: it would take too much time.
From Siem Reap, I joined Steng Stung by "tracks" in the forest. Very difficult to travel by bicycle here : no indication of directions, tracks in very bad condition which requires me to walk and push the bike. This is particularly difficult in the sand where my bicycle wheels, despite quite the larger width available, are too thin and sinks. It is impossible to recognize the trail of a farm track or forest, especially as sometimes they are in better condition than the track itself. And it is better not to rely heavily on information from the local people. Informations are mostly false, even with people who speak a little English. People don't know how to read a map and have no idea of distances. Fortunately, I had my GPS, almost indispensable to travel here in my opinion. The heat made it even more difficult : the 40 degrees are exceeded every day.
People are not always helping and honest, which surprises me a bit for an so remote area : my pocket knife was stolen while I was eating ; in restaurant, sometimes they refuse to serve me because I come a little late ; need money for direction informations ... Fortunately, it is not a generality, I was also invited to dinner, to sleep in the village, and get leg massage end of day because I had a lot of cramp after a very hard day.
Stung Steng is a regionnal capital in border of the Mekong. What surprises me here, for such a big town, is the significant lack of refrigerator and freezer, while in Laos, many supermarkets have their refrigerator. Yet, I see a few luxury 4x4, but the acquisition priorities seem to be different here. For drinks, they use large coolers where they put ice, but I didn't found in ice cream or dairy products …
In Cambodia, I saw several villages without electricity. The houses are often equipped with battery, and a shop in the village takes care of reloading the battery with a generator.
About food, there are very good restaurants in big cities but in small towns and villages the quality is very variable. It can be pretty bad in places, especially in the villages of north east.
In Cambodia, apart hotels, I often slept on the covered terraces. For sleeping, I just use a kind of silk blanket, to protect myself from mosquitoes. No sleeping bag. Even at night, it's too hot here.

I continue my journey to Laos, visiting the Don Khong island, cycling on the Bollovien plateau. It is a place full of waterfalls and forest, and coffee. The temperature at 1000 meters above sea level is much more pleasant and the scenery is magnificent. I am surprised to see so many cabbages here. This is by far the most consumed vegetables.The soup is usually served with a quarter of raw cabbage.
I go to Pakse and take a bus To Vientianne : I found no other way than the main road and I prefer travelling in the northern moutains. Vientianne is small town, very quiet for a capital of a country, but still quite cosmopolitan : many foreigners are living there. I am surprised by the quite high prices.
Laos has a reputation of an ultra cheap country. For me, and a few other travelers I met, it is no longer the case. It is more expensive than Vietnam and also, from what I was told, Thailand.
From Vientianne, I took the road to Luang Prabang. The landscape is beautiful. The road is tiring, a lot of moutains. Luang Prabang is a town of 70,000 inhabitants located on a peninsula between the Mekong and Nam Khan. Numerous temples are there. This is the first tourist destination in the country.
I continue north through mountain scenery direction north west of Vietnam. S part of the road is under construction. With the rain, there is mud and the wheels are blocked by mud guards, there is dirt everywhere on my bike and it creaks everywhere. I regret not having taken a bike with Rohloff transmission.
In Laos, in areas where I went, almost all villages even in the mountains have electricity. Satellite television is common but running water is still rare. Overall, apart from some ethnic minority villages, people seem to have more comfort than in Cambodia. Ethnic minorities often live in mountainous or remote areas and have maintained a simple lifestyle. Women still wear traditional dress frequently.
I find that food in Laos is monotonous. Often, in the villages, only one dish available : noodle soup (like the Vietnamese phoh but often not as good). In the larger restaurants, there is a little bit more choice but choice is usually far more limited than Chinese or Vietnamese restaurant.
In Laos, outside the hotels, I camp or sleep in shelters in the fields. I also slept near a waterfall, a perfect site. You just need to leave before the entering ticket sales office open. But in the evening, the site is deserted and free.
From Laos , I go to Vietnam, visited Dien Bien Phu. This city is famous for the defeat of French troops in 1954. I continue direction Hanoi. I still passes through mountainous areas. The mountain is tiring, but there is beautiful scenery. From Hanoi, I travell to Hallong to the Bay and then south towards Hue, Danang and Hoian.
I meet a vietnamese cyclist, cycling from north to south Vietnam. We travel a little bit together, but he speaks bad english, communication is difficult and we separate.
At Hue, former imperial capital of Vietnam, I visited the citadel and a few tombs of the Nguyen Dynasty kings. These tombs were usually built during the kings lifetime. These are real palace with temples, houses and often gardens and ponds on several acres. It is very far from the simplicity recommended by Buddhism or Taoïsme.
Compared with Cambodia and Laos, I have more trouble finding soft drinks that suit me. The cafes and mini-markets are numerous and often equipped with a refrigerator or a cooler, but there are few choices and sellers do not care about supplying the refrigerator, which is often nearly empty. Even after seeing the lack or absence of a cool drink, nothing is done, and the seller let the drinks outside in heat and returns sit or lie down. I don't understand this laziness because there is a lot of these shop and they probably have low income.
Vietnam has a population density much higher than Cambodia or Laos. I always slept at the hotel, except once when I slept in a house with the vietnamese cyclist.
Now, I plan to go to the high plateau and after direction Nha Trang, Dalat, Ho Chi Minh City.

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samedi, mai 1 2010

De nouveau sur la route - On the road again

Après 6 mois passé à Ho Chi Minh City à travailler sur un projet informatique, je reprends la route.
Ce séjour prolongé m'a permis d'avoir une idée de la vie d'expatrié à Ho Chi Minh City, de rencontrer du monde, ... HCMC est une très grande ville (plus de 7 millions d'habitants) en fort développement économique. Il y a de nombreux expatriés, beaucoup de professeurs d'anglais et de nombreux vietnamiens qui parlent anglais, ce qui permet de ne pas trop être isolé dans un pays dont on ne parle pas la langue.
Je vous écris de Phnom Penh, capital du Cambodge. J'y suis arrivé sans difficulté. c'est une route assez facile : peu de dénivelés et en bonne état à part une portion en reconstruction.
J'y ai visité les principaux sites : le royal palace, silver pagoda, le musé nationnal du cambodge et le musée Tuol Seng sur le génocide par les Kmer rouges. Le Cambodge est un pays où les inégalités sont particulièrement importantes, je suis frappé par le nombre de voitures de luxe qui circulent ici. Je suis fatigué à cause de la chaleur mais aussi d'un gros mal de ventre, qui m'a cloué au lit durant une journée entière.
Je compte rejoindre Angkor puis visiter le Laos et retourner au Vietnam où je compte rouler du nord vers le sud pour à nouveau rejoindre Ho Chi Minh. (J'ai peu visité le Vietnam, à part Hanoi en arrivant de Chine et une visite à Nha Trang, j'ai privilégié le travail et je suis resté assez sédentaire.)
Ce n'est pas le meilleur moment de l'année pour visiter la région : Avril est le mois le plus chaud de l'année et la chaleur est difficilement supportable ... Je perds généralement 5km/h de vitesse durant les heures les plus chaudes de la journée. La saison des pluies va maintenant commencer.


After 6 months working in Ho Chi Minh City, i'm on the road again. This extended stay allowed me to have an idea of life as an expatriate in Ho Chi Minh city, to meet people, ...
HCMC is a very big city (more than 7 million inhabitants) with a strong economic growth. There is a lot of expatriate people, english teacher and vietnamese who can speak english. It allowed me not to be isolated in a country where I can not speak the language.
I write you from Phnom Penh, the cambodgian capital. No problem on the road to go there, it is an easy road : little slop and good quality road, just one part which is reconstructed. I visited the main tourist site : the royal palace, silver pagoda, nationnal museum from cambodge and Tuol Seng museum, about the (genocide) done by the Red Kmer.
Inequalities here is huge : i'm astonished by the number of luxuous car here.
I am tired because of the heat but also of a big stomach ache, which laid me in bed one day.
I want to cycle to Angkor and after visit Laos and come back in Vietnam where I plan to cycle from north to south to come again in HCMC. (I visited quite nothing in Vietnam, just Hanoi When coming from China and Nha Trang a few day. My priority was work, not visiting)
It is not the best time to visit this area : april is the hottest month of the year and the heat is almost unbearable... I usually loses 5 km/h speed during the hottest hours of the day. Raining season will now begin.

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lundi, novembre 16 2009

Bishkek - Ho Chi Minh City

De Bishkek, j'ai roulé vers le lac Issyk Kul (le deuxième plus grand lac de montagne après le lac Titicaca), j'ai longé la côte nord, roulé vers Karakol la grande ville (environ 65000 habitants) du nord est du Kirghizstan. Là je décide de m'aventurer dans des régions un peu plus reculées : la piste de Tosor (sur la côte sud du lac Issik Kul) à Naryn (une capital régionale). On me conseille de partir avec une semaine de réserve de nourriture, car pas de magasin en cours de route et peu d'habitants dans la région.
La première difficulté est de trouver la piste : aucun panneau d'indication. C'est très souvent le cas au Kirghizstan, mais le réseau routier est peu dense, ce qui limite les risques d'erreur. Mais ici il y a quelques chemins agricoles, des voies d'accès vers des habitations isolées. Je ne sais pas où aller. Je vais trop loin et suis obligé de faire demi tour. Je fais quelques aller retour vers le village où il est difficile d'expliquer que je souhaite prendre la piste vers Naryn. En effet, on m'indique toujours l'itinéraire en passant par Kochkor. Sur la carte c'est un très gros détour, mais ça permet de passer par des routes correctes en évitant la haute altitude. Je finis par faire la rencontre deux randonneurs catalans qui souhaitent faire le même itinéraire, à pied la première partie, puis peut- être en stop sur la deuxième partie. Nous campons deux nuits ensemble, la première nuit à la montée et la seconde à la descente.
La piste commence par la montée d'un col à presque 3900 mètres d'altitude. C'est très difficile. Quelques Kirghizes m'avertissent que cet itinéraire est infaisable, qu'il y a de la neige de la glace, du vent, du froid et que tout le monde descend. Plus je monte et plus c'est difficile. En cours de route, je rencontre deux suisses qui se déplacent avec un cheval. Lui est super pessimiste : tu y arriveras jamais, il y a au moins encore 700 mètres de dénivelé, il y a encore beaucoup plus de neige en haut, il y a pas moyen de camper etc. Tous ces avertissements ont faillis me convaincre d'abandonner, mais sa compagne est moins catégorique : c'est difficile mais faisable, le col peut être passé dans la journée. C'est décidé, je continue. Heureusement, je ne l'ai pas regretté.
La piste est en mauvaise état, surtout vers le sommet du col. La pente est très très forte par moment, et il y a de la neige verglacée. Mon vélo glisse, il y a des petite portion à très fort pourcentage de côte, la piste est très caillouteuse avec de nombreux trous. Pendant une heure, je suis à 1 km / heure. Dans ces portions particulièrement difficiles, j'avance par à-coups : je pousse un fort coup puis freine pour bloquer le vélo dès que possible, puis repos et je repousse etc ...
Finalement, je réussis à franchir le col dans la journée et j'arrive fatigué, soulagé et heureux au sommet. Je retrouve les marcheurs catalans dans la descente et nous campons à nouveau ensemble.
La piste vers Naryn passe par une dizaine de torrents sans pont à passer. Ils sont jamais très profonds, mais ça prend parfois du temps à traverser. Il faut trouver un endroit où je puisse passer avec mon vélo et je dois parfois enlever des sacoches pour alléger mon vélo.
Les paysages traversés sont très variés et grandioses : haute montagne, grande vallée de steppe, paysage alpin, canyon.
En cours de route, je rencontre en début d'après-midi un groupe de russes qui font de la descente de rivière. Dans le groupe, il y a des personnes qui parlent anglais, et aussi quelqu'un qui parle allemand. Nous pouvons relativement facilement communiquer ensemble. Ils sont installés là depuis le matin et s'apprête à descendre la rivière le lendemain. Ils m'invitent à manger, à dormir ici et à aller avec eux dans le sauna qu'ils ont installé dans la matinée. C'est une grande tente construite avec une bâche, avec un grand autel de pierres très chaudes, sur lequel on verse de l'eau bouillante. Tout le monde est tout nu dans le sauna et des branches de sapins sont utilisés pour se gratter et se frapper le corps. Après une quinzaine de minutes, tout le monde sort en courant pour se baigner dans le torrent voisin. Puis c'est à nouveau le sauna et la rivière en alternance ... Ca fait un bien fou.
Je me repose un jour à Naryn, puis je reprends la route. J'aurais souhaité visiter le lac song-kul, mais l'ambassade chinoise m'a donné un mois pour atteindre la frontière et je n'ai plus tellement de temps de disponible. J'ai horreur de ces caprices administratifs. Et encore, je peux m'estimer heureux d'avoir obtenu un visa, d'autres n'ont pas eu cette chance paraît-il. La route de Naryn à Kasarman est beaucoup plus difficile que prévu, c'est de la piste et les montées et descentes se succèdent. Je prends du retard. De Kasarman vers Jalal Abad, je me trompe de chemin, je perds du temps. Je suis trop juste niveau temps et je décide de prendre un taxi collectif pour faire une partie de la route vers Jalal Abad.
La route Jalal Abad – Osh - Kashgar s'est fait sans soucis et entièrement à vélo. Les paysages alentours de Sary Tash sont magnifiques. C'est une large vallée qui monte à plus de 3600 m d'altitude, avec vue sur le Pamir et le mont lénine (7134 m d'altitude, 3ème plus haut sommet de l'ex union soviétique) La route, en cours de reconstruction par les chinois est en travaux quasiment tout le long. Les chinois travaillent, les kirghizes regardent. Les camions passent en soulevant de tel nuage de poussières que ça m'oblige à des apnées de plusieurs secondes. J'apprends à Sary Tash que la frontière chinoise sera fermé du 29 septembre au 12 octobre pour les 60 ans de la république populaire de Chine. J'arrive juste à temps et je passe la frontière le dernier jour avant la fermeture.
Le Kirghizstan a été un pays magnifique pour les paysages, mais je n'ai globalement pas aimé la nourriture dans les zones rurales. C'est beaucoup trop gras (omelette avec presque plus d'huile que d'œufs par exemple) et ce n'est pas variée. Les épiceries sont également très mal fournies : souvent pas de pain, pas de fruit ou légumes et parfois juste des cigarettes et de la vodka. Seul les villes relativement importantes permettent de s'approvisionner correctement, avec marché et épiceries plus fournies.
Quel plaisir de manger côté chinois après le Kirghizstan et l'Ouzbékistan. Certaines recettes ouïgour ressemblent à des plats d'Asie centrale, mais de ce côté ci, elles sont nettement mieux préparées. Au Kirghizstan, les plats sont souvent préparés à l'avance et gardés au chaud parfois très longtemps. Mais côté chinois tout est frais et préparé à la commande. Même les lagmas (spaghetti) sont fraiches et fait à la main. Dans les plus grandes villes, j'ai accès à la cuisine chinoise des hans, l'éthnie majoritaire. Les plats sont variés et bons.
Autre changement : la conduite. Au Kirghizstan, la conduite est souvent une course permanente. Les voitures sont assez souvent vieilles et puissantes, les routes sont par endroits dangereuses avec de nombreux virages. Ils dépassent n'importe comment et il y a beaucoup d'alcoolismes au volant aussi. De tous les pays où j'ai roulé, le Kirghizstan me paraît le plus dangereux sur la route. Même la conduite iranienne me paraît meilleur. Côté chinois la conduite est nettement plus "normale". L'ouest chinois est beaucoup plus sec que le Kirghizstan. Je passe du pays des chevaux au pays des chameaux.
Mon visa chinois d'un mois a une durée insuffisante pour voyager à vélo. Je prends le train de Kashgar vers Urumqi, de Urumqi vers Xian, de Xian vers Pékin (où je fais mon visa vietnamien), de Pékin vers Nanning. Je visite les incontournables dans ces villes (l'armée des soldats en terre cuite, la cité interdite, le palais d'été, la grande muraille de chine près de Pékin)
A Nanning et dans le Nord du Vietnam, j'ai un gros mal de dent et de la fièvre. Je prends des antibiotiques et je guéris au bout de quelques jours. Les marchés sont des endroits que j'aime visiter. De nombreux fruits et légumes dans les marchés du Kirghizstan (J'étais à la saison des récoltes), de Chine et du Vietnam. Les marchés de Nanning et Hanoï sont particulièrement exotiques. De nombreux animaux sont gardés vivant pour montrer leur fraicheur comme des poules, des canards, de nombreuses sortes de tortues, de crapauds, de serpents, de poissons et de fruits de mer. On trouve également du chien, du poisson séché et des brochettes d'insectes ...
Je vois donc quasiment seulement la Chine des villes, à part l'extrême ouest de la frontière Kirghize jusqu'à Kashgar. Le coût de la vie en Chine peut être assez élevé comparé à d'autre pays en développement.
Les auberges de jeunesse sont souvent de très bonne qualité et sont de bons endroits pour faire des rencontres. A Xian, par exemple, je rencontre un français qui fait le tour du monde à pied.
Je roule de la frontière vers Hanoï (capital du Vietnam), visite Hanoï et prends le train pour Ho Chi Minh city, qu'on appelle aussi Saïgon. C'est la capitale économique et la plus grande ville du Vietnam.
Cinq jours de trains ont été nécessaire pour faire les 1200 km qui séparent Hanoï de Ho Chi Minh, au lieu de deux normalement ! Le typhon Ketsana a endommagé les voies, il y a eu un changement de train et une partie du trajet effectuée en bus. Ces quelques jours de train étaient pénibles. La nourriture n'était pas bonne (j'ai vomi), nous avions aucune informations sur quand le train allait repartir et du coup on ne pouvait pas s'éloigner du train pour se promener.
En Chine et au Vietnam, pour le vélo et mes bagages, j'utilise un service de transport de bagages par train. Ça permet de voyager tranquille dans le train.
J'ai donc fait un mois de voyage sans vélo. J'ai passé du temps dans les transports en commun, visité des villes et des sites culturels … Cette forme de tourisme m'a nettement moins plu que le voyage à vélo qui facilite une découverte plus profonde des régions traversées (les gens, les traditions, les habitudes, les paysages), en particulier hors des sentiers battus. J'aime rouler à vélo et camper au milieu de nulle part. Les régions reculées et montagneuses m'attirent particulièrement. Cet itinéraire Tosor Naryn Kasarman, bien que difficile, m'a particulièrement plu. Je n'ai finalement pas pu partir dans le Tibet pour des raisons de visa, mais faire du vélo dans des zones isolées et montagneuses est une expérience que je souhaite renouveler.
Je suis maintenant à Ho Chi Minh depuis plus d'une semaine où je m'installe quelques temps pour travailler. J'ai un nouvel ordinateur portable, un nouveau numéro de téléphone.
C'est une nouvelle expérience qui commence pour moi : mener à bien un projet informatique dans un pays étranger.

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Le sauna russe.
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P1020572.JPG P1020574.JPG P1020578.JPG P1020613.JPG P1020634.JPG P1020649.JPG P1020669.JPG P1020672.JPG P1020676.JPG P1020680.JPG P1020693.JPG P1020698.JPG P1020700.JPG P1020705.JPG P1020720.JPG P1020731.JPG P1020742.JPG P1020765.JPG P1020795.JPG P1020843.JPG P1020845.JPG P1020848.JPG P1020880.JPG P1020909.JPG P1020943.JPG P1030098.JPG P1030105.JPG P1030134.JPG P1030137.JPG P1030163.JPG P1030192.JPG P1030285.JPG P1030295.JPG P1030162.JPG P1030166.JPG P1030224.JPG

samedi, septembre 5 2009

De Strasbourg à Bishkek

Tout d'abord veuillez m'excuser pour cette longue absence de nouvelles. J'ai travaillé en cours de route et j'ai privilégié le travail et le fait d'avancer dans mon voyage sur la publication de mon premier article.

Je suis parti le lundi 8 juin. Mon départ ayant été retardé de plus d'un mois, je dois beaucoup prendre le train pour rattraper ce retard. En effet, mon arrivée en asie centrale ne peut être repoussée car l'hiver arrive vite dans les régions montagneuses et certains cols ferment tôt.

Je prends le train pour Strasbourg, Karlsruhe, Pragues, Varsovie et le bus pour Vilnius. Je visite rapidement ces villes. Je fais peu de kilomètres à vélo, mais les journées sont assez fatigantes : les changements de trains sont nombreux. Les villes sont mal desservies et tous les trains n'acceptent pas les vélos. Dans les gares, souvent pas d'automates et peu d'agents qui parlent Anglais. A Pragues, ce qu'on me propose pour aller à Varsovie est de passer par Berlin! Je décide alors de prendre un petit train vers la frontière polonaise et de rejoindre à vélo la première gare polonaise. (Ma première nuit de camping sauvage du voyage) Dans cette gare, le calcul d'itinéraire n'était pas informatisé. On me refuse tout achat autre que vers la prochaine grande ville, ce qui me fait rater la correspondance vers Varsovie.

Je suis arrivé soulagé à Riga : je vais enfin pouvoir vraiment voyager à vélo.

Je visite Riga et prends la route vers Thalinn. Je suis un peu étonné par le peu de dialogue qu'il y a dans les pays baltes. Les salutations sont rares et les dialogues sont réduits au minimum. C'est le cas avec moi, mais je remarque que c'est également le cas entre eux.

Le niveau de vie dans les pays baltes est élevé, surtout en Lettonie et Estonie. A en juger par les voitures, il paraît nettement supérieur à celui de la France, mais il y a aussi beaucoup de vieux immeubles, de quartiers délabrés. Je vois aussi des personnes, la plupart du temps assez âgées vendre du muguet, mendier à la sortie des églises ou faire les poubelles pour récupérer les bouteilles ou canettes consignées.

La conduite dans les pays baltes est assez spéciale :les règles sont globalement respectées sauf les distances de sécurité et ce n'est pas étonnant que le seul accident que j'ai vu, était un carambolage. On me double souvent rapidement en me laissant peu d'espace, même les camions et bus qui provoquent de violents courants d'air.

J'ai repris un mode de vie itinérant, avec de nombreux campings sauvages. De Thalinn je roule vers l'est à Narva à la frontière russe. Le château de Narva Herman et la forteresse de Ivangorod sont en face des deux côtés du fleuve Narva.

En passant du côté russe, les maisons sont moins modernes, les routes sont souvent en mauvais états avec de « nombreux nids de poules ». On trouve régulièrement des usines qui ont fermées avec l'effondrement de l'URSS. Encore beaucoup de vieilles voitures en circulation, mais aussi beaucoup de voitures de luxe. C'est le pays des extrêmes.

A Saint Petersbourg, j'ai mis plusieurs heures à trouver un hôtel non complet, qui accepte les vélos avec un tarif acceptable. A Saint-Petersbourg, qui est pourtant un haut lieu touristique, je suis déçu par le niveau des russes en anglais (ou français, allemand). Même les réceptionnistes d'hôtels (certe bon marché) ne parlent pas ou très mal anglais. En Europe de l'est, en Turquie ou en Inde, il faut parler un minimum anglais pour communiquer avec les touristes. Mais ici, la très grande majorité des touristes sont russes.

J'ai perdu beaucoup de temps à me renseigner sur l'enregistrement de l'arrivée car beaucoup d'informations contradictoires. Il faut s'armer de persévérance et de patience.

Je visite quelques églises, la forteresse, me promène le long des canaux. Je ne visite finalement pas l'hermitage car la file d'attente est vraiment beaucoup trop longue.

De Saint Petesbourg à Novgorod, une erreur sur la carte de mon gps (route inexistante) me fait faire un détour de 120 km.

Novgorod (qui est jumelé avec Strasbourg) est une des plus anciennes villes de Russie. J'y visite le kremlin de Novgorod et les nombreuses églises à proximité, me baigne dans la rivière. Ils sont très professionnels à l'office du tourisme, et j'ai trouvé un hébergement bon marché assez facilement. De Novgorod, je prends la route vers Moscou.

Je tente d'éviter l'autoroute en passant par des petites routes. Malheureusement, elles sont peu nombreuses et souvent en mauvaise état. Certaines routes sont des chemins forestiers en mauvaiss état. Je finis quand même par rejoindre l'autoroute, en meilleur état et qui ne pose pas de problème d'orientation. Il y a encore en Russie, même dans la partie européenne, des endroits vraiment reculés où l'on vit loin de tout, quasiment en autarcie.

Le camping est parfois rendu difficile par les innombrables moustiques et les marécages. Heureusement je suis parti avec un bon anti moustique et une moustiquaire de tête.

A Moscou, je suis hébergé par Alexei. Moscou est une ville chère, le coût de la vie y est plus élevé qu'en France. Je visite le kremlin, la place rouge, le métro, le VDNKH (grand parc à la gloire des réalisations économiques, scientifiques et technologiques du pays), et quelques cathédrales. Je reprends également le travail et pour économiser du temps en asie centrale, je tente de faire le visa chinois. C'était une erreur : l'ambassade chinois est loin (pas de station de métro proche), il y a une file d'attente importante, j'y vais 3 fois en tout, sans obtenir de visa.
La première fois, je me renseigne et prends le formulaire, qui est disponible uniquement en russe
La deuxième fois, on me demande mon enregistrement, que je n'ai pas (L'hôtel fournit l'enregistrement, mais je suis hébergé chez des particuliers) Pour faire cette enregistrement, on me demande d'apporter une preuve de ma date d'arrivée à Moscou. Ce que je n'ai pas étant donné que je voyage à vélo. On me demande alors d'acheter un billet de train St-Petersbourg Moscou, que j'annulerais par la suite. Je refuse. Finalement une auberge de jeunesse accepte de me faire un enregistrement fictif, contre rémunération bien sur.
La troisième fois, on m'informe que le visa chinois doit obligatoirement commencer avant la fin du visa russe. Il est donc impossible pour moi de faire le visa à Moscou.

Après les visites, j'ai travaillé à Moscou. Mac Donalds propose du wifi gratuit dans ces restaurants et ça devient mon lieu de travail.

Après plus de deux semaines à Moscou, je prends le train pour Tashkent, environ 70 heures de trains. Je voyage en troisième classe. Mon vélo est sur la plate forme du haut et mes affaires sont sous la banquette où je dors. Ca permet de dormir tranquille sans craindre le vol.

Dans le train, on discute beaucoup. Chaque wagon a son chef de wagon. De l'eau chaude est disponible pour le thé. En journée, c'est parfois un défilé de marchands. On y vend de tout : des boissons, des glaces, des bijoux, de la charcuterie et même du poisson ... Ils entrent à une station et sortent à la suivante.

Les contrôles douaniers sont longs, pour sortir de Russie, entrer puis sortir du Kazakstan, et enfin entrer en Ouzbekistan.

Je reste deux semaines à Tashkent. Tout d'abord pour visiter la ville, puis pour travailler. La connexion est horriblement lente ce qui rend le travail difficile.

Après plus d'un mois sans vélo, je reprends enfin la route. Je visite Samarcande, qui fut la capitale de l'empire de Tamerlan. Dans la guesthouse, je rencontre huit cyclistes en deux jours, alors que j'en ai vu qu'un seul depuis Riga.

Puis je me dirige vers Boukhara, qui fut la capitale de l'empire des Samanides. Boukhara est une ville très touristique avec beaucoup de magasins pour touristes. Malgré tout Boukhara me plait beaucoup. On a un peu l'impression de faire un saut vers le passé. La vieille ville est grande et a peu changé avec le temps. J'ai visité d'innombrables madrassas et la forteresse Ark.

Mon visa expire bientôt. Je prends le train de nuit pour rejoindre rapidement Tashkent puis je me dirige vers la vallée de Ferghana, en passant par un col à plus de 2200 m d'altitude. Mon premier vrai col depuis le début du voyage.

A Namangan, je rencontre un jeune de 20 ans qui m'a beaucoup impressionné : il a un bon niveau d'anglais, a eu une année le titre de meilleur étudiant d'Ouzbekistan, est PDG d'une entreprise qu'il a créé d'importation de transformateurs (8 employés et a fait une demande d'autorisation d'importation d'une liste de médicaments chinois. Il est lauréat d'une bourse pour étudier en chine en février. Pour reprendre ses études, il souhaite donner la direction de son entreprise à un de ses employé. Beaucoup de ces concitoyens ne pense qu'à émigrer une fois les diplômes obtenus, mais lui voit l'Ouzbekistan comme un pays avec de nombreuses opportunités où beaucoup reste à faire.

Je passe la frontière le 23 aout. Le 27 aout la frontière a été close de manière unilatérale par l'Ouzbekistan pour quelques jours. Ouf, à quelques jours près, j'aurais été bloqué.

Côté Kirghize, les paysages sont magnifiques. Je passe par des vallées très encaissées, des montagnes, deux cols à plus de 3000 m d'altitude. Je dors près d'une rivière, d'un lac, dans les alpages, dans une yourte.

Les gens sont très hospitaliers en asie centrale. J'ai été invité plusieurs fois en Ouzbekistan et Kirghizstan.

Arrivé à Bishkek, je me rends à l'ambassade chinoise. Il demande une lettre d'invitation. Celle-ci s'obtient par des agences. 80$ la lettre + 50 $ de frais consulaires en express (2 jours) ca fait 130 $ pour un visa 30 jours avec 1 mois de validité seulement ! (Je dois obligatoirement franchir la frontière avant le 3 octobre.)

Côté chinois les nouvelles sont mauvaises. D'après quelques voyageurs à vélo, le tibet est complètement bouclé. Impossible de passer. La présence militaire a été considérablement renforcée près des frontières. Dans le Xinjiang, depuis les événements de juillet, internet et les communications téléphoniques internationales étaient encore coupés il y a quelques semaines. Je ne sais pas quelle est la situation actuellement.

Impossible donc de rouler l'itinéraire prévu. Mes plans ont changé. Je compte encore beaucoup rouler au Kirghizstan puis me diriger vers Kashgar. Je vais ensuite demander un visa pour le Vietnam et me diriger rapidement, en train probablement, vers le Vietnam où je compte m'installer quelques temps pour travailler. Mon voyage reprendra une fois mon travail terminé. (Je souhaite rouler dans les montagnes du sud-est de la chine dans des territoires qui faisaient partis du Tibet historique, mais qui sont en dehors du Tibet actuel)

P1000621.JPG Pragues
maison.JPG Maison en Pologne
varsovie.JPG Varsovie
riga.JPG Riga
frontiere_estonie_russie.JPG
Frontière entre l'Estonie et la Russie. Le château de Narva Herman et la forteresse de Ivangorod sont en face des deux côtés du fleuve Narva.
st_pet.JPG La cathédrale saint Sauveur (Saint Petersbourg)
hermitage.JPG L'hermitage (Saint-Petersbourg)
lac_de_novgorod.JPGLe lac de Novgorod
route_pas_toujours_en_bonne_etat_et_parfois_monotonne.JPG P1010072.JPG P1010065.JPG Routes russes
P1000793.JPGCamping sauvage
place_rouge.JPGLa place rouge (Moscou)
vue_sur_le_kremlin.JPGVue sur le Kremlin (Moscou)
P1010271.JPGDans l'enceinte du Kremlin (Moscou)
universite_moscou.JPGL'impressionnant bâtiment de l'université de Moscou
metro_moscou.JPGLe métro de Moscou
samarcande.JPGsamarcande2.JPG
Le registan à Samarcande
boukara.JPGforterresse_boukara.JPGmedrassa_boukara.JPGBoukhara
P1010988.JPG P1020029.JPG P1020054.JPG P1020059.JPG P1020067.JPG P1020115.JPG
Paysage et yourte kirghize

mardi, juin 9 2009

C'est reparti !

Après mon premier voyage qui m'a balladé de mon Alsace natale à katmandou au Népal (http://cyclovoyage.free.fr),

le 9 juin 2009, je repars de Sarre-Union en direction de la Russie puis l'Asie centrale...

Sur ce Blog, vous pourrez suivre mon périple.

La veille de mon départ, petite scéance photo...