Version française (English version available after the french version)

La route de Phnom Penh à Siem Reap est facile, la seul difficulté est la chaleur.
Je rencontre Hiroshi, un Japonais en route pour un grand voyage à vélo et quel coïncidence, il connait Sato, le cycliste japonais avec qui j'ai voyagé en Iran. Nous roulons un jour ensemble et visitons les temples d'Angkor ensemble.
Il y a de nombreux temples sur un territoire assez grand. Il y en a des grands, des petits, en ruines et d'autres relativement bien conservés. Nous en visitons quelques uns, mais pas tous : ca prendrait trop de temps.
De Siem Reap, j'ai rejoint Stung Steng par des « pistes » dans la forêt. Très difficile de voyager à vélo par ici : pas d'indication des directions, pistes en très mauvais état qui m'oblige à marcher et pousser le vélo. C'est particulièrement difficile dans le sable où mes roues de vélo, malgré une des plus grosses largeurs de pneus disponibles, sont trop fines et s'enfoncent. Il est impossible de reconnaître la piste d'un sentier agricole ou forestier, surtout que parfois elles sont en meilleur état que la piste elle-même. Et mieux vaut ne pas trop compter sur les informations des locaux qui sont la plupart du temps fausses, même avec des gens parlant un peu anglais. Les gens ne savent pas lire une carte et n'ont aucune idée des distances. Heureusement, j'avais mon GPS, quasi indispensable pour voyager ici à mon avis. La chaleur complique encore les choses, les 40 degrés sont dépassés tous les jours.
Les gens ne sont pas toujours aidant ou honnête, ce qui m'étonne un peu, pour une zone aussi reculée : on me vole mon couteau de poche pendant que je mange, dans les gargotes on refuse parfois de me servir parce que j'arrive un peu tard, on me demande de l'argent pour m'indiquer la direction … Heureusement, ce n'est pas une généralité : on m'a aussi invité à diner, à dormir dans le village, et aussi massé en fin de journée alors que je faisais crampe sur crampe après une difficile journée.
Stung Steng est une capital régionnale au bord du Mékong. Ce qui me frappe ici, pour une ville aussi grande, c'est la quasi absence de réfrigérateur et congélateur, alors qu'au Laos, de nombreuses supérettes ont leur réfrigérateur. Pourtant, on y voit quelques luxueux 4x4, mais les priorités d'achat semblent être différentes ici. Pour les boissons, ils utilisent de grandes glacières où ils mettent de la glace, mais je n'ai pas trouvé de crèmes glacées ou produits laitiers...
Au Cambodge, j'ai vu pas mal de villages sans électricité. Les maisons sont souvent équipées de batteries, et une boutique dans le village s'occupe du rechargement avec un groupe électrogène.
Niveau nourriture, il y a de très bon restaurants dans les grandes villes, mais dans les petites villes et villages la qualité est très variable. Ca peut être assez mauvais par endroits, notamment dans les villages du nord est.
Au Cambodge, en dehors des hôtels, je dormais souvent sur des terraces avec toits. Je me contente de mon sac à viande en soie pour me protéger des moustiques. Même la nuit, il fait trop chaud ici.

Je continue ma route vers le Laos, visite l'île de Don Khong, passe par Pakse et fait une boucle sur le plateau de Bollovien. C'est un lieu plein de chutes d'eau de forếts et de cultures de café. La température à plus de 1000 mètres d'altitude est bien plus agréable et les paysages sont magnifiques. Je suis surpris de voir autant de choux ici. C'est de loin le premier légume consommé. La soupe est en général servie avec un quart de choux cru.
De retour à Paksé, je prends un bus pour Vientianne : il n'y a pas vraiment d'autre route que la route principale et je préfére voyager dans les montagnes du nord. Vientianne est une petite ville, très calme pour une capital d'un pays, mais tout de même assez cosmopolite : de nombreux étrangers vivent ici. Je suis surpris par les prix, qui sont assez élevés. Le Laos a la réputation d'être un pays ultra bon marché. Pour moi, et pas mal d'autres voyageurs rencontrés, ce n'est plus le cas. C'est plus cher que le Vietnam et aussi paraît-il que la Thailande.
De Vientianne, je prends la route vers Luang Prabang. Les paysages sont magnifiques. La route est fatiguante car la dénivelée est importante. Luang Prabang est une petite ville de 70000 habitants située sur une presqu'ile entre le mékong et le Nam Khan. De très nombreux temples se trouvent là. C'est la première destination touristique du pays.
De Luang Pradang je continue vers le nord à travers des paysages montagneux et me dirige vers vers le nord ouest du Vietnam. Une portion de la route est en construction. Avec la pluie, il y a de la boue et les roues sont bloquées par les gardes boue, toute la transmission est sali par la boue et mon vélo grince de partout. Je regrette de ne pas avoir pris un vélo avec transmission Rohloff.
Au Laos, dans les zones où je suis passé, quasi tous les villages même en montagne ont l'électricité et la télévision par satellite est fréquente. L'eau courante par contre est encore rare. Globalement, à part certains villages de minorités ethniques, les gens semblent avoir plus de confort que au Cambodge. Les minorités ethniques vivent souvent en montagne ou dans des zones reculées et ont gardé un mode de vie plus simple. Les femmes portent encore fréquemment la tenue traditionnelle.
Je trouve que la nourriture au Laos est monotone : dans les villages en général, il n'y a qu'un seul plat de disponible : une soupe de nouilles (un peu comme le phoh vietnamien, mais souvent en un peu moins bon). Dans les plus gros restaurants, il y a un peu plus de choix, mais le tour des plats est vite fait. On est très loin de la diversité de la cuisinne chinoise ou européenne et même des pays voisins comme le Vietnam, la Thailande et dans une moindre mesure le Cambodge. Au Laos, en dehors des hotels, je campe ou dort sous des abris dans les champs. J'ai aussi dormi près d'une cascade, un site parfait. Il faut juste partir avant que le bureau de vente du ticket d'entrée ouvre., mais en soirée, le site est désert et gratuit.
Du Laos, je retourne au Vietnam, passe par Dien Bien Phu (Cette ville est célèbre pour la défaite des troupes françaises en 1954.), puis Hanoi. Je passe encore par quelques zones montagneuses. La montagne est fatiguante, mais on est récompensé par les jolies paysages. De Hanoi, je roule vers Hallong, où je visite la baie puis roule vers le sud direction Hué, Danang puis Hội An.
Je rencontre un cycliste vietnamien qui roule du nord au sud Vietnam. Nous faisons un petit bout de chemin ensemble, mais il parle mal anglais et nous nous séparons.
A Hué, ancienne capitale impérial du Vietnam, je visite la citadelle ainsi que quelques tombeaux de roi s vietnamiens de la dynastie des Nguyen qui firent construire de leurs vivant leur tombes. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils l'ont pas fait dans la simplicité. Ce sont de véritables palais avec temple, jardins, étangs, villas sur plusieurs hectares. On est très loin de la simplicité recommandée par le bouddhisme ou le taoïsme.
Par rapport au Cambodge et au Laos, j'ai plus de mal à trouver des boissons fraiches qui me conviennent. Les cafés et mini-market sont pourtant nombreux et souvent équipé de réfrigérateur ou glacière mais il y a peu de choix et les vendeurs ne se préoccupent pas du réapprovisionnement du réfrigérateur, qui reste souvent quasiment vide. Même après avoir constaté avec moi le manque ou l'absence de boisson au frais, rien est fait, et le vendeur laisse les boissons au chaud et retourne s'assoir ou se coucher. Je ne comprends pas cette paresse car la concurrence est forte et le revenu faible.
Le Vietnam a une densité de population beaucoup plus élevée que le Cambodge ou le Laos et pour le moment je dors toujours dans des hotels, à part une nuit chez l'habitant, que j'ai passé avec le cycliste vietnamien.

Je vais maintenant faire un tour vers le haut plateau, puis direction Nha Trang, Dalat et Ho Chi Minh ville


English version

The road from Phnom Penh to Siem Reap is easy. The only problem is the heat.
I met Hiroshi, a japanese guy on the road for a big bike trip. What a coincidence, he knows Sato, the japanese cyclist with whom I traveled in Iran. We cycle one day together and visit the angkor temples together.
There are many temples on a fairly large territories. There are large temples, small temples, in ruins and other relatively well preserved. We visit some one, but not all: it would take too much time.
From Siem Reap, I joined Steng Stung by "tracks" in the forest. Very difficult to travel by bicycle here : no indication of directions, tracks in very bad condition which requires me to walk and push the bike. This is particularly difficult in the sand where my bicycle wheels, despite quite the larger width available, are too thin and sinks. It is impossible to recognize the trail of a farm track or forest, especially as sometimes they are in better condition than the track itself. And it is better not to rely heavily on information from the local people. Informations are mostly false, even with people who speak a little English. People don't know how to read a map and have no idea of distances. Fortunately, I had my GPS, almost indispensable to travel here in my opinion. The heat made it even more difficult : the 40 degrees are exceeded every day.
People are not always helping and honest, which surprises me a bit for an so remote area : my pocket knife was stolen while I was eating ; in restaurant, sometimes they refuse to serve me because I come a little late ; need money for direction informations ... Fortunately, it is not a generality, I was also invited to dinner, to sleep in the village, and get leg massage end of day because I had a lot of cramp after a very hard day.
Stung Steng is a regionnal capital in border of the Mekong. What surprises me here, for such a big town, is the significant lack of refrigerator and freezer, while in Laos, many supermarkets have their refrigerator. Yet, I see a few luxury 4x4, but the acquisition priorities seem to be different here. For drinks, they use large coolers where they put ice, but I didn't found in ice cream or dairy products …
In Cambodia, I saw several villages without electricity. The houses are often equipped with battery, and a shop in the village takes care of reloading the battery with a generator.
About food, there are very good restaurants in big cities but in small towns and villages the quality is very variable. It can be pretty bad in places, especially in the villages of north east.
In Cambodia, apart hotels, I often slept on the covered terraces. For sleeping, I just use a kind of silk blanket, to protect myself from mosquitoes. No sleeping bag. Even at night, it's too hot here.

I continue my journey to Laos, visiting the Don Khong island, cycling on the Bollovien plateau. It is a place full of waterfalls and forest, and coffee. The temperature at 1000 meters above sea level is much more pleasant and the scenery is magnificent. I am surprised to see so many cabbages here. This is by far the most consumed vegetables.The soup is usually served with a quarter of raw cabbage.
I go to Pakse and take a bus To Vientianne : I found no other way than the main road and I prefer travelling in the northern moutains. Vientianne is small town, very quiet for a capital of a country, but still quite cosmopolitan : many foreigners are living there. I am surprised by the quite high prices.
Laos has a reputation of an ultra cheap country. For me, and a few other travelers I met, it is no longer the case. It is more expensive than Vietnam and also, from what I was told, Thailand.
From Vientianne, I took the road to Luang Prabang. The landscape is beautiful. The road is tiring, a lot of moutains. Luang Prabang is a town of 70,000 inhabitants located on a peninsula between the Mekong and Nam Khan. Numerous temples are there. This is the first tourist destination in the country.
I continue north through mountain scenery direction north west of Vietnam. S part of the road is under construction. With the rain, there is mud and the wheels are blocked by mud guards, there is dirt everywhere on my bike and it creaks everywhere. I regret not having taken a bike with Rohloff transmission.
In Laos, in areas where I went, almost all villages even in the mountains have electricity. Satellite television is common but running water is still rare. Overall, apart from some ethnic minority villages, people seem to have more comfort than in Cambodia. Ethnic minorities often live in mountainous or remote areas and have maintained a simple lifestyle. Women still wear traditional dress frequently.
I find that food in Laos is monotonous. Often, in the villages, only one dish available : noodle soup (like the Vietnamese phoh but often not as good). In the larger restaurants, there is a little bit more choice but choice is usually far more limited than Chinese or Vietnamese restaurant.
In Laos, outside the hotels, I camp or sleep in shelters in the fields. I also slept near a waterfall, a perfect site. You just need to leave before the entering ticket sales office open. But in the evening, the site is deserted and free.
From Laos , I go to Vietnam, visited Dien Bien Phu. This city is famous for the defeat of French troops in 1954. I continue direction Hanoi. I still passes through mountainous areas. The mountain is tiring, but there is beautiful scenery. From Hanoi, I travell to Hallong to the Bay and then south towards Hue, Danang and Hoian.
I meet a vietnamese cyclist, cycling from north to south Vietnam. We travel a little bit together, but he speaks bad english, communication is difficult and we separate.
At Hue, former imperial capital of Vietnam, I visited the citadel and a few tombs of the Nguyen Dynasty kings. These tombs were usually built during the kings lifetime. These are real palace with temples, houses and often gardens and ponds on several acres. It is very far from the simplicity recommended by Buddhism or Taoïsme.
Compared with Cambodia and Laos, I have more trouble finding soft drinks that suit me. The cafes and mini-markets are numerous and often equipped with a refrigerator or a cooler, but there are few choices and sellers do not care about supplying the refrigerator, which is often nearly empty. Even after seeing the lack or absence of a cool drink, nothing is done, and the seller let the drinks outside in heat and returns sit or lie down. I don't understand this laziness because there is a lot of these shop and they probably have low income.
Vietnam has a population density much higher than Cambodia or Laos. I always slept at the hotel, except once when I slept in a house with the vietnamese cyclist.
Now, I plan to go to the high plateau and after direction Nha Trang, Dalat, Ho Chi Minh City.

P1030531.JPG P1030534.JPG P1030547.JPG P1030596.JPG P1030608.JPG P1030638.JPG P1030689.JPG P1030690.JPG P1030692.JPG P1030709.JPG P1030716.JPG P1030719.JPG P1030729.JPG P1030731.JPG P1030747.JPG P1030749.JPG P1030754.JPG P1030762.JPG P1030780.JPG P1030848.JPG P1030882.JPG P1030897.JPG P1030929.JPG P1030947.JPG P1030689.JPG P1030690.JPG P1030692.JPG P1030709.JPG P1030716.JPG P1030719.JPG P1030729.JPG P1030731.JPG P1030747.JPG P1030958.JPG P1030962.JPG P1030973.JPG P1030975.JPG P1030990.JPG P1030994.JPG P1040011.JPG P1040013.JPG P1040020.JPG P1040021.JPG P1040064.JPG P1040071.JPG P1040075.JPG P1040076.JPG P1040098.JPG P1040103.JPG P1040111.JPG P1040128.JPG P1040158.JPG P1040171.JPG P1040175.JPG P1040229.JPG P1040269.JPG P1040281.JPG P1040320.JPG